Il s’agit d’une manāḥa ephrémienne, heptasyllabe, en garchouni, formée de 21 strophes. Elle est composée par Ibn al-Qilā‹ī (IQ) et dédiée à son confrère Yḥannā. Cette élégie se trouvait autrefois dans le ms. Vat. syr. 249/II (perdu) et ne se trouve actuellement, que je sache, que dans le ms. Alep Maronite 721.
Le but de ces pages est de publier le texte de cette élégie, de le traduire et d’en examiner quelque trait linguistique saillant, surtout la valeur prosthétique de l’ôlaph, son rôle de signaler une liaison suivie par -CøC-, ou même une voyelle qui n’est pas nécessairement longue, pour prouver que soit IQ, soit le copiste de ce ms. ne “manient pas gratuitement” les mots mais qu’ils observent des règles précises que cette recherche propose de découvrir.