La volonté d’imiter les revêtements précieux est attestée en peinture et en mosaïque, malgré l’état
de conservation des vestiges : en peinture, l’imitation de surfaces de pierre perdure sans aucune
solution de continuité, depuis l’époque hellénistique jusqu’à l’Antiquité tardive. En mosaïque, les
premières attestations remontent à l’époque hellénistique, mais c’est surtout entre le IIIe et le IVe
siècle p.C. que ce type de motif, dans ses nombreuses variantes, se fait plus consistant. Cet article
invite à réfléchir à plusieurs questions : depuis le rapport entre les solutions décoratives imitant
le marbre adoptées en peinture et les solutions adoptées en mosaïque, jusqu’aux modalités de
transmission de celles-ci et l’éventuelle antériorité d’adoption de ces solutions en peinture plutôt
qu’en mosaïque.