Pour comprendre l’influence de la pensée des sociologues français chez Achille Ardigò, deux essais écrits à trente ans d’intervalle ont été choisis : le premier, publié en 1958, propose une discussion sur les théories sociologiques de la structure sociale tandis que le deuxième propose une réflexion sur le dépassement possible de la sociologie « postmoderne » qui s’est établie entre la fin des années Soixante et le début des années Quatre-vingt, et en particulier sur les variantes du structuralisme antihumaniste et de l’individualisme méthodologique.
Malgré la diversité des sujets abordés, il existe un fil conducteur qui relie les deux textes. Ardigò, en effet, traite des sujets à partir de l’apport théorique des sociologues qui l’ont précédé ou qui sont contemporains et s’appuie, inévitablement, sur la pensée des grands classiques à travers une analyse critique des concepts qu’ils proposent. Bien que les textes aient été écrits avec trente ans d’intervalle, il y a un thème qui accompagne l’auteur dans le temps : la relation entre le sujet et la société