La contribution examine deux textes qui fournissent un exemple du
processus par lequel le mythe grec se trouve incorporé à l’épopée latine.
L’ecphrasis du Carmen 64 de Catulle et la conclusion du livre V de l’Énéide
illustrent respectivement le passage du mythe du sujet au texte et,
inversement, le pouvoir qu’a le texte de mettre à nu le caractère “fabuleux” du
mythe. Cette seconde situation préfigure le désenchantement du mythe
comme thème du dernier voyage de l’épopée européenne