La diminution relative de l’âge de la puberté et le discours médical autour des pubertés dites précoces engendrent un questionnement
sur les frontières biologiques de l’enfance. Ces questionnements relayés par les médias et l’internet, souvent de façon
exacerbée, génèrent des inquiétudes sur le raccourcissement de l’enfance. Le souci de donner une forme à l’incertitude, d’en
simplifier la complexité, investit donc la tranche d’âge de la puberté, que l’on présente comme une temporalité perturbée, sous
le signe du risque.