On constate à l’évidence des tensions entre d’une part les exigences d’efficacité communicationnelle des professionnels de la santé dans les documents orientés vers l’usager et d’autre part la complexité de la langue médicale. Ainsi, les institutions du domaine de la santé sont amenées à réfléchir sur cet espace de tension. Cette étude examine les pratiques de « simplification » rédactionnelle dans les consentements éclairés et les notices pharmaceutiques à partir d’un corpus plurilingue : français et italien. On observe que l’application des recommandations institutionnelles peut entraîner soit une difficulté dans le décodage, soit la perte d’indications importantes au niveau macro-syntaxique. Nous argumentons que ce paradoxe est dû à deux injonctions différentes imposées au rédacteur, qui se trouve partagé entre intelligibilité et lisibilité textuelle.