On nous a enseigné, dès nos plus jeunes années, à travers l’éducation primaire et secondaire, et à travers les mass-media et les discours politiques et religieux, que nous appartenons à une “nation arabe”, qui a une histoire glorieuse et des souvenirs fantastiques, véhiculés par une langue divine qui se situe au-delà des catégories du temps et de l’espace; certes que nous sommes des privilégiés innés, unis par six éléments: race, religion, histoire et souvenirs, éthique, mœurs et langue.
Au-delà des slogans, quelle unité et quelle identité pouvons-nous déceler? Qu’est-ce que c’est qu’être Arabe?
Sommes nous arabophones, néo-arabophones, araboscribes voire arabes? L’ambiguïté actuelle de ce terme est due, en grande partie, à une représentation résignée, nostalgique, quasi statique et messianique du passé. Elle est due aussi à une interprétation émotive, islamique et juxtaposante du concept “union”.