Cet article analyse les traces hétérolingues dans deux auto-traductions supposées (italien-français) de l'écrivain italien Gabriele D'Annunzio: les pièces La ville morte, traduction de La città morta, et Le chèvrefeuille, traduction de Il ferro. Après une histoire de la rédaction des quatre textes, nous allons nous concentrer sur les italianismes qui parsèment une seulement des deux traductions, Le chèvrefeuille, en proposant une explication possible de leur présence, qui répond à une stratégie argumentative précise de la part de l'écrivain.