La conception commune de la langue envisage souvent la variation comme s’établissant de façon binaire à partir de l’opposition écrit/oral pouvant par ailleurs être associée à l’idée de correct ou d’incorrect, de bon ou de mauvais usage, etc. Toutefois, si notre angle d’observation prend en compte les éléments qui composent la situation d’énonciation, cette vision binaire peut être reléguée au second plan. Ainsi si nous nous intéressons à la représentation de l’oral dans les écrits littéraires et en particulier dans leur forme dialoguée, nous observons que les faits de langue considérés comme des marqueurs d’oralité revêtent cette caractéristique essentiellement en relation à la scénographie.