Notre contribution analyse la série retraductive italienne de Voyage en Grande Garabagne d’Henri Michaux. Ce récit, publié pour la première fois en 1936, sera traduit à deux reprises en italien: la première en 1966, par Liliana Magrini et Carla Vasio; la deuxième en 2005, par Gianni Celati et Jean Talon Sampieri. Cet article rappelle rapidement quelques caractéristiques saillantes du texte michaudien; il présente ensuite les deux versions italiennes et les analyse à la lumière de «l’hypothèse de la retraduction» d’Antoine Berman et Paul Bensimon, se concentrant notamment sur le traitement réservé à la créativité langagière.