Le livre VIII des Noces de Philologie et de Mercure contient l’un des traités antiques d’astronomie les plus complets parmi ceux que l’on a conservés en latin. Cette contributionn entend faire le point sur la place que tient ce texte dans l’histoire des savoirs astronomiques : après une rapide synthèse consacrée aux hypothèses sur les sources de ce traité, on s’intéresse aux raretés qui en font l’originalité et aux détails descriptifs ou chiffrés susceptibles d’orienter vers un point d’ancrage géographique ou historique. On montre ainsi comment cette compilation de savoirs anciens devient à son tour l’une des sources privilégiées de la transmission de l’astronomie antique au Moyen Âge. Book VIII of the Marriage of Philology and Mercury contains one of the most complete ancient treatises on astronomy among those that have been preserved in Latin. This contribution aims to study the place of this text in the history of astronomical knowledge: after a brief summary devoted to hypotheses on the sources of this treatise, I focus on the rarities that make it original and on the descriptive or numerical details that may point to a geographical or historical anchor. I thus show how this compilation of ancient knowledge becomes, in turn, one of the main sources for the transmission of ancient astronomy to the Middle Ages.